Arava (Leflunomide) vs alternatives : comparaison complète pour l'arthrite rhumatoïde

Arava (Leflunomide) vs alternatives : comparaison complète pour l'arthrite rhumatoïde
2 nov., 2025
par Jacqueline Bronsema | nov., 2 2025 | Santé & Bien-être | 12 Commentaires

Si vous prenez Arava (Leflunomide) pour l’arthrite rhumatoïde, vous vous posez probablement une question essentielle : existe-t-il d’autres options qui fonctionnent aussi bien, ou mieux, avec moins d’effets secondaires ? Ce n’est pas une question anodine. Des milliers de personnes en Europe et aux États-Unis changent de traitement chaque année parce que leur corps ne réagit pas, ou parce que les effets secondaires deviennent insupportables. Arava est efficace, mais il n’est pas le seul. Et parfois, il n’est même pas le meilleur choix pour vous.

Comment Arava (Leflunomide) fonctionne-t-il vraiment ?

Arava, dont le principe actif est le leflunomide, est un médicament modificateur de la maladie antirhumatismal (DMARD). Il ne soulage pas simplement la douleur comme un anti-inflammatoire. Il agit sur le système immunitaire pour ralentir la progression de l’arthrite rhumatoïde. En bloquant une enzyme appelée DHODH, il empêche les cellules immunitaires excessivement actives de se multiplier et d’attaquer vos articulations.

Les effets ne sont pas immédiats. Il faut en moyenne 4 à 6 semaines pour commencer à voir une amélioration, et jusqu’à 3 mois pour atteindre l’effet maximal. C’est pourquoi beaucoup de patients abandonnent trop tôt, pensant que ça ne marche pas. Mais si vous persistez, environ 60 % des personnes voient une réduction significative de la douleur et de l’enflure. Le problème ? Ce médicament peut causer des effets secondaires sérieux : diarrhée, perte de cheveux, hypertension, et surtout, des lésions hépatiques. Il est aussi contre-indiqué pendant la grossesse - et même après l’arrêt, il peut rester dans l’organisme pendant des mois.

Les alternatives les plus courantes à Arava

Voici les cinq traitements les plus prescrits en remplacement ou en complément de l’Arava, avec leurs points forts et leurs limites.

  • Méthotrexate : C’est le traitement de première ligne pour l’arthrite rhumatoïde depuis plus de 30 ans. Il est moins cher, mieux étudié, et souvent plus efficace que le leflunomide. Les effets secondaires incluent des nausées, une fatigue et un risque accru d’infections. Mais contrairement à Arava, il n’affecte pas le foie de la même manière. La plupart des médecins le prescrivent en premier.
  • Sulfasalazine : Moins puissant que le méthotrexate, mais plus doux sur le foie. Il est souvent utilisé chez les personnes qui ne tolèrent pas les autres DMARD. Il peut provoquer des maux de tête, une coloration jaune de la peau ou des urines, et des troubles digestifs. Il est moins efficace sur les formes sévères.
  • Hydroxychloroquine (Plaquenil) : Initialement un antipaludéen, il est maintenant utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires douces. Il est souvent combiné avec d’autres médicaments. Son gros avantage : il est très bien toléré à long terme. Son inconvénient ? Un risque rare mais sérieux de dommages rétiniens - donc un examen oculaire annuel est obligatoire.
  • Baricitinib (Olumiant) : C’est un JAK inhibiteur, une nouvelle génération de traitements. Il agit plus vite que Arava - souvent en 2 semaines. Il est plus efficace pour les formes résistantes. Mais il augmente le risque de caillots sanguins, d’infections graves et de cancers de la peau. Il est réservé aux cas plus avancés.
  • Adalimumab (Humira) : Un biothérapie, c’est-à-dire un médicament issu de la biotechnologie. Il bloque une protéine inflammatoire appelée TNF-alpha. Il est très efficace, même chez les patients qui n’ont pas répondu aux DMARD. Mais il faut des injections hebdomadaires, et il coûte 5 à 10 fois plus cher qu’Arava. Il augmente aussi le risque de tuberculose latente.

Quand choisir une alternative à Arava ?

Vous n’avez pas besoin de changer de traitement si vous allez bien. Mais voici les signaux clairs qu’il est temps d’envisager une alternative :

  1. Vos douleurs ou votre raideur matinale ne diminuent pas après 3 mois de traitement.
  2. Vous avez des taux élevés d’enzymes hépatiques en sang (ALT, AST) - un signe que votre foie est stressé.
  3. Vous perdez vos cheveux de manière importante, ou vous avez des diarrhées chroniques.
  4. Vous voulez tomber enceinte - Arava reste actif dans l’organisme jusqu’à 2 ans après l’arrêt, et c’est dangereux pour le fœtus.
  5. Vous avez un antécédent d’infection récurrente (pneumonie, herpès, etc.) - Arava affaiblit le système immunitaire.

Si l’un de ces points vous concerne, parlez-en à votre rhumatologue. Ce n’est pas une faiblesse de vouloir changer. C’est une décision rationnelle basée sur votre corps, pas sur une prescription standard.

Cinq médicaments en argile représentés comme des personnages, chacun avec des symboles de risque et d'efficacité.

Comparaison directe : Arava vs ses principaux concurrents

Comparaison des traitements pour l’arthrite rhumatoïde
Traitement Effet sur la maladie Temps d’action Effets secondaires majeurs Coût mensuel (estimé) Requiert surveillance
Arava (Leflunomide) Modéré à bon 4-12 semaines Foie, cheveux, diarrhée, grossesse €80-120 Oui (foie, sang)
Méthotrexate Très bon 4-8 semaines Nausées, fatigue, infections €20-40 Oui (foie, sang)
Sulfasalazine Moderé 6-12 semaines Diarrhée, coloration jaune €30-60 Oui (sang)
Hydroxychloroquine Doux à modéré 8-16 semaines Problèmes oculaires rares €15-30 Oui (yeux annuellement)
Baricitinib Très bon 2-6 semaines Caillots, infections, cancer €600-900 Oui (sang, coagulation)
Adalimumab Très bon 2-8 semaines Infections, réactivation TB, injections €1000-1400 Oui (infections, TB)

Le méthotrexate reste la référence pour la plupart des patients : il est plus efficace, moins cher, et mieux connu. Arava est souvent utilisé quand le méthotrexate n’est pas toléré - mais ce n’est pas une première option. Les biothérapies comme Humira sont réservées aux cas les plus sévères, où les traitements classiques ont échoué.

Et les traitements naturels ou complémentaires ?

Beaucoup de patients cherchent des solutions naturelles : huile de poisson, curcuma, régime anti-inflammatoire. Ces approches peuvent aider à réduire la douleur et l’inflammation, mais elles ne remplacent pas un traitement médical. Une étude de 2024 publiée dans Annals of the Rheumatic Diseases a montré que les patients qui combinaient un DMARD avec un régime riche en oméga-3 et en légumes verts avaient 30 % moins de poussées inflammatoires que ceux qui ne prenaient que le médicament.

Le curcuma, par exemple, a des propriétés anti-inflammatoires, mais sa biodisponibilité est faible sans pipérine. Même en prenant des compléments de haute qualité, vous n’obtiendrez pas une réduction de la progression de la maladie comme avec le méthotrexate. Ce sont des outils d’appoint, pas des alternatives.

Une patiente consulte son rhumatologue, un symbole de grossesse disparaissant tandis qu'un protocole de détoxification l'entoure.

Comment choisir le bon traitement pour vous ?

Il n’y a pas de « meilleur » traitement universel. Le bon choix dépend de :

  • Votre âge et votre état de santé général
  • La sévérité de votre arthrite (combien d’articulations touchées ?)
  • Si vous avez d’autres maladies (diabète, hépatite, maladie cardiaque)
  • Votre tolérance aux effets secondaires
  • Votre budget et votre accès aux soins
  • Vos objectifs de vie (voulez-vous être actif ? Avoir un enfant ?)

Par exemple, une femme de 35 ans qui veut avoir un bébé dans les deux ans ne doit pas prendre Arava. Elle pourrait commencer par le méthotrexate, puis passer à l’hydroxychloroquine ou à une biothérapie plus sûre pendant la grossesse. Un homme de 65 ans avec un foie fragile et une arthrite modérée pourrait mieux tolérer la sulfasalazine que le leflunomide.

Prochaines étapes : que faire maintenant ?

Si vous êtes en train de prendre Arava :

  1. Regardez vos derniers bilans sanguins : avez-vous une élévation des enzymes hépatiques ?
  2. Évaluez vos effets secondaires : avez-vous perdu des cheveux ? Des diarrhées ? Une fatigue extrême ?
  3. Prenez rendez-vous avec votre rhumatologue. Apportez votre journal de symptômes - notez les jours où vous avez mal, où vous êtes fatigué, où vous avez eu une poussée.
  4. Poser la question directement : « Est-ce que mon traitement est toujours le meilleur pour moi ? »

Ne laissez pas la peur de déranger votre médecin vous empêcher de parler. Les meilleurs traitements sont ceux que vous pouvez tolérer sur le long terme. Et si Arava ne vous convient plus, ce n’est pas un échec - c’est une information précieuse pour trouver la solution qui vous correspond vraiment.

Arava est-il plus efficace que le méthotrexate ?

Non, le méthotrexate est généralement plus efficace que l’Arava pour contrôler la progression de l’arthrite rhumatoïde. Il est aussi moins cher et mieux étudié à long terme. L’Arava est souvent utilisé comme alternative lorsque le méthotrexate cause des effets secondaires intolérables, comme des nausées sévères ou une sensibilité au soleil.

Puis-je arrêter Arava si je veux tomber enceinte ?

Non, vous ne pouvez pas simplement arrêter Arava et tomber enceinte. Le leflunomide reste actif dans votre organisme pendant des mois - jusqu’à deux ans dans certains cas. Pour être en sécurité, vous devez suivre un protocole de détoxification avec cholestyramine pendant au moins 11 jours, puis attendre au moins 3 mois après l’arrêt avant de tenter une grossesse. Consultez votre rhumatologue avant de planifier une grossesse.

Les alternatives à Arava sont-elles plus chères ?

Cela dépend. Le méthotrexate et la sulfasalazine coûtent moins de 50 € par mois. L’hydroxychloroquine est encore moins chère. Mais les biothérapies comme Humira ou les JAK inhibiteurs comme Baricitinib peuvent coûter entre 600 € et 1400 € par mois. En France, la sécurité sociale rembourse la plupart de ces traitements, mais les délais d’autorisation peuvent être longs pour les biothérapies.

Quels sont les signes que Arava ne me convient plus ?

Trois signes clés : 1) Vos douleurs ou votre raideur ne s’améliorent pas après 3 mois ; 2) Vos analyses de foie montrent des enzymes élevées (ALT/AST) ; 3) Vous avez des effets secondaires graves comme une perte de cheveux importante, des diarrhées chroniques, ou des infections répétées. Ces signes ne veulent pas dire que vous êtes « faible » - ils veulent dire que votre corps réagit différemment, et un autre traitement pourrait mieux vous aller.

Puis-je combiner Arava avec un autre traitement ?

Oui, mais avec prudence. Arava est parfois combiné avec l’hydroxychloroquine ou la sulfasalazine pour augmenter l’efficacité. Mais il ne doit jamais être combiné avec un autre DMARD comme le méthotrexate - cela augmente fortement le risque de toxicité hépatique et de baisse des globules blancs. Les combinaisons doivent toujours être supervisées par un rhumatologue.

12 Commentaires

  • Image placeholder

    Véronique Gaboriau

    novembre 16, 2025 AT 04:03

    Arava m’a détruit le foie et j’ai perdu mes cheveux comme un vieux chien en hiver. Je veux juste vivre sans être empoisonné par la pharmacie. Méthotrexate ? Non merci, j’ai déjà testé, ça m’a rendu malade. Mais au moins, je n’ai pas eu besoin d’un transplant. Quel bordel.

  • Image placeholder

    Marc Heijerman

    novembre 17, 2025 AT 12:12

    Alors là je vous dis franchement, tout ce qu’on lit ici c’est du bla-bla de docteur qui a pas vu un patient depuis 2003. Le vrai problème ? Le système de santé français fait payer les biothérapies comme si on était au Moyen Âge. J’ai eu Humira à 1200€/mois, la sécurité sociale a mis 5 mois pour dire oui. Pendant ce temps, j’étais dans mon lit à pleurer. Et vous parlez de « surveillance » ? J’ai fait 17 analyses de sang en 6 mois. C’est pas un traitement, c’est un job à temps plein.

  • Image placeholder

    Luc Muller

    novembre 18, 2025 AT 08:21

    J’ai pris Arava pendant 8 mois. J’ai eu juste une légère diarrhée et une fatigue. Mais j’ai vu une amélioration réelle. J’ai arrêté parce que j’ai eu peur du foie. J’ai switché sur hydroxychloroquine. Ça marche moins fort mais je me sens mieux. Pas de cheveux qui tombent, pas de cauchemars la nuit. Je pense que c’est un bon compromis pour les formes modérées.

  • Image placeholder

    Quiche Lorraine

    novembre 19, 2025 AT 00:19

    Vous savez ce qui est vraiment dangereux ? C’est que les pharmas nous font croire que c’est normal de prendre des trucs qui nous détruisent. Le méthotrexate ? C’est un poison de guerre qu’ils ont réinventé pour les pauvres. Et le leflunomide ? Un test de survie. On est des cobayes. Et les médecins ? Des vendeurs en blouse blanche. Vive la France, mais pas avec leurs pilules.

  • Image placeholder

    Marc Garnaut

    novembre 20, 2025 AT 12:18

    La question fondamentale n’est pas la comparaison pharmacologique, mais la phénoménologie de la souffrance chronique. L’arthrite rhumatoïde n’est pas une maladie, c’est une métaphysique de l’usure. Arava tente de réduire le bruit du système immunitaire, mais il ne résout pas l’aliénation ontologique du corps qui se retourne contre lui-même. Les alternatives ? Des palliatifs épistémologiques. La vraie guérison, c’est l’acceptation de la fragilité. Et puis, qui a dit qu’on devait guérir ? Peut-être que la douleur est le seul langage authentique que notre corps nous parle encore.

  • Image placeholder

    titi paris

    novembre 20, 2025 AT 13:29

    Je tiens à signaler une erreur dans le tableau : le coût mensuel d’Adalimumab est estimé à 1000-1400 €, mais en France, avec le remboursement à 100 %, le patient ne paie rien. De plus, la surveillance du foie pour le méthotrexate est obligatoire tous les 3 mois, pas « oui » comme indiqué. Il faut être rigoureux. Et pour l’hydroxychloroquine, l’examen oculaire est annuel, pas « annuellement » - c’est redondant. Merci de corriger.

  • Image placeholder

    Corinne Stubson

    novembre 21, 2025 AT 02:04

    Vous croyez que c’est une coincidence que tous ces médicaments soient fabriqués par des multinationales américaines ? Et que les études sont financées par les mêmes ? J’ai lu un document interne de Sanofi - ils savent que l’Arava cause des cancers à long terme, mais ils attendent que les gens meurent pour changer les notices. J’ai des preuves. Si vous voulez, je vous les envoie. Personne ne veut entendre la vérité. Mais je vais continuer à parler.

  • Image placeholder

    Gilles Donada

    novembre 22, 2025 AT 12:45

    Je me suis arrêté à la partie sur les alternatives naturelles. Parce que franchement, si vous croyez que le curcuma va stopper une maladie auto-immune, vous êtes plus malade que votre arthrite. J’ai vu un gars sur Instagram qui disait que son régime à base de citron et de miel avait « guéri » son RA. Il est en fauteuil roulant maintenant. Le monde est devenu une série Netflix.

  • Image placeholder

    Yves Perrault

    novembre 23, 2025 AT 19:50

    Arava ? J’ai pris ça pendant 6 mois. J’ai perdu 15 kg sans vouloir, mes cheveux sont tombés comme des feuilles d’automne, et j’ai eu une pneumonie à cause de mon système immunitaire en mode suicide. Mon médecin m’a dit : « C’est normal, continuez. » Normal ? Normal c’est quand tu peux te lever sans crier. J’ai arrêté. J’ai pris du CBD. J’ai moins mal. Pas de test de laboratoire. Pas de pilule. Juste une goutte sous la langue. Et je vis encore. Qui a dit que la médecine était la seule voie ?

  • Image placeholder

    Stéphane PICHARD

    novembre 24, 2025 AT 00:02

    Je veux juste dire à ceux qui doutent : vous n’êtes pas seuls. J’ai été dans votre situation il y a 4 ans. J’ai eu Arava, j’ai eu le méthotrexate, j’ai eu les injections. J’ai pleuré. J’ai crié. J’ai voulu abandonner. Mais j’ai trouvé un rhumato qui m’a écouté. Pas qui m’a prescrit. Qui m’a écouté. On a testé l’hydroxychloroquine + un peu de yoga. Et aujourd’hui, je fais du vélo. Je ne suis pas guéri. Mais je vis. Vous pouvez le faire aussi. Ne lâchez pas. Il y a une solution qui vous attend. Même si elle prend du temps.

  • Image placeholder

    elisabeth sageder

    novembre 25, 2025 AT 08:45

    Je suis passée de l’Arava à la sulfasalazine il y a 2 ans. J’étais à deux doigts de l’arrêt total. Maintenant je marche sans douleur 6 jours sur 7. Ce n’est pas parfait, mais c’est vivable. Ce que j’ai appris ? La clé, c’est de parler à d’autres patients. Pas aux médecins. Aux autres. On apprend plus sur Reddit qu’à l’hôpital. Merci pour ce post. Il m’a fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à me battre.

  • Image placeholder

    Scott Walker

    novembre 25, 2025 AT 19:10

    Just wanted to say thanks for this. I'm from Canada, and the same stuff applies here. Humira is crazy expensive even with insurance. I switched to methotrexate after Arava wrecked my liver. Still not perfect, but I'm alive. Keep fighting.

Écrire un commentaire

Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires. Votre Email ne sera pas publiée*