Casodex (Bicalutamide) et ses alternatives : comparaison complète pour le traitement du cancer de la prostate

Casodex (Bicalutamide) et ses alternatives : comparaison complète pour le traitement du cancer de la prostate
3 nov., 2025
par Jacqueline Bronsema | nov., 3 2025 | Santé & Bien-être | 10 Commentaires

Si vous ou un proche suivez un traitement pour un cancer de la prostate, vous avez probablement entendu parler de Casodex. Ce médicament, dont le principe actif est le bicalutamide, est souvent prescrit pour bloquer les effets de la testostérone sur les cellules cancéreuses. Mais est-ce le seul choix disponible ? Et si les effets secondaires sont trop lourds, que faire ? Beaucoup de patients se posent ces questions. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plusieurs alternatives, chacune avec ses avantages, ses inconvénients et ses bonnes indications.

Comment fonctionne Casodex ?

Casodex appartient à la famille des anti-androgènes non stéroïdiens. Il agit en bloquant les récepteurs de la testostérone dans les cellules du cancer de la prostate. Sans ce signal hormonal, la tumeur ralentit sa croissance. Il est souvent utilisé en association avec une thérapie de déprivation androgénique (TDA), qui réduit la production de testostérone par les testicules. Cette combinaison, appelée déprivation androgénique complète, est plus efficace que l’un ou l’autre seul.

Le bicalutamide est pris par voie orale, une fois par jour, à la même heure. Il est généralement prescrit à des doses de 50 mg. Les effets commencent à se faire sentir après quelques semaines, mais il faut plusieurs mois pour voir une réduction significative de la taille de la tumeur. Ce traitement est souvent utilisé pour les cancers localisés ou localement avancés, et parfois en cas de récidive après une chirurgie ou une radiothérapie.

Les principaux effets secondaires de Casodex

Comme tous les traitements hormonaux, Casodex n’est pas sans risques. Les effets les plus courants incluent la fatigue, les bouffées de chaleur, une perte de libido, et des troubles érectiles. Ceux-ci sont souvent liés à la baisse des hormones masculines, et non directement au bicalutamide lui-même.

Un effet moins connu mais plus grave est l’impact sur le foie. Dans de rares cas (moins de 2 % des patients), le bicalutamide peut provoquer une élévation des enzymes hépatiques, voire une hépatotoxicité. C’est pourquoi des analyses de sang sont recommandées tous les 2 à 3 mois pendant le traitement. D’autres effets rares incluent des nausées, une gynécomastie (développement des seins chez l’homme), et parfois une hypersensibilité cutanée.

Si vous ressentez une fatigue extrême, une jaunisse, une urine foncée ou des douleurs abdominales, il faut arrêter le traitement et consulter immédiatement. Ce n’est pas fréquent, mais il faut le savoir.

Alternative 1 : Enzalutamide (Xtandi)

Enzalutamide, commercialisé sous le nom de Xtandi, est un anti-androgène de deuxième génération. Contrairement au bicalutamide, il ne se contente pas de bloquer les récepteurs : il empêche aussi la translocation du récepteur dans le noyau cellulaire, ce qui rend son action plus puissante et plus complète.

Des études cliniques, comme celle publiée dans The New England Journal of Medicine en 2012, ont montré que l’enzalutamide prolongeait la survie sans progression de 15,7 mois en moyenne par rapport au placebo chez les patients avec un cancer métastatique. Il est souvent utilisé quand le cancer devient résistant à la TDA, ou après un échec du bicalutamide.

Les effets secondaires sont similaires à ceux de Casodex, mais plus fréquents : fatigue, troubles cognitifs (comme des pertes de mémoire légères), hypertension, et un risque accru de convulsions (très rare, mais à surveiller). Il est aussi plus cher, et ne se prend qu’une fois par jour, ce qui peut faciliter la prise en charge.

Alternative 2 : Apalutamide (Erleada)

Apalutamide, commercialisé sous le nom d’Erleada, est un autre anti-androgène de deuxième génération. Il a été approuvé pour les cancers de la prostate non métastatiques à récidive rapide, c’est-à-dire quand les PSA montent après une chirurgie ou une radiothérapie, mais que les scanners ne montrent pas encore de métastases.

Une étude de phase 3 (SPARTAN, 2018) a montré que l’apalutamide réduisait de 72 % le risque de métastases ou de décès chez ces patients. C’est un bon choix pour éviter d’attendre que le cancer se propage avant d’agir.

Les effets secondaires incluent la fatigue, des éruptions cutanées, des chutes (liées à une baisse de la force musculaire), et des troubles de la thyroïde. Il faut surveiller la fonction thyroïdienne tous les 3 à 6 mois. Contrairement au bicalutamide, il n’a pas d’effet hépatique majeur, ce qui le rend plus sûr pour les patients avec des antécédents de troubles du foie.

Représentation en argile de trois anti-androgènes comparés avec des indicateurs de risques et d'efficacité.

Alternative 3 : Flutamide (Prostal)

Le flutamide est un anti-androgène de première génération, comme le bicalutamide, mais plus ancien. Il est moins utilisé aujourd’hui, mais il existe encore dans certains pays en raison de son faible coût. Il est pris trois fois par jour, ce qui peut être un inconvénient pour les patients âgés ou ceux qui ont du mal à se souvenir de leurs traitements.

Des études comparatives montrent que le flutamide est moins efficace que le bicalutamide pour réduire la progression du cancer, et qu’il cause plus de diarrhées et de troubles hépatiques. Son profil de sécurité est moins favorable. Il est donc rarement choisi en première ligne aujourd’hui, sauf si les autres options sont inaccessibles.

Alternative 4 : Spironolactone (Aldactone)

La spironolactone est un diurétique connu pour traiter l’hypertension et l’œdème. Mais elle a aussi un effet anti-androgène, car elle bloque les récepteurs de la testostérone. Elle est parfois utilisée en cas de contre-indication aux anti-androgènes spécifiques, ou pour réduire les symptômes de la gynécomastie.

Elle n’est pas approuvée comme traitement principal du cancer de la prostate, mais certains médecins l’ajoutent en complément pour atténuer les effets secondaires hormonaux. Les inconvénients ? Des déséquilibres électrolytiques, une fatigue intense, et un risque d’hyperkaliémie (taux élevé de potassium dans le sang), surtout chez les personnes âgées ou avec une insuffisance rénale.

Alternative 5 : Thérapie de déprivation androgénique complète (TDA) seule

Parfois, on peut se passer d’anti-androgène. La TDA seule - avec des analogues de la GnRH comme le leuprolide ou le goseréline - peut suffire dans certains cas, notamment chez les patients âgés ou avec des comorbidités importantes.

Les études montrent que chez les patients de plus de 75 ans, la TDA seule donne des résultats similaires à la TDA combinée avec un anti-androgène, avec moins d’effets secondaires. Cela peut être une excellente option pour éviter les risques du bicalutamide, surtout si le cancer est à faible risque de progression.

Médecin et patient âgé discutant d'options de traitement sur une tablette, dans un cadre chaleureux.

Comment choisir la bonne alternative ?

Il n’y a pas de meilleure option universelle. Le choix dépend de plusieurs facteurs :

  • L’âge et l’état de santé général : les patients âgés ou fragiles peuvent bénéficier d’une TDA seule ou d’un traitement moins agressif.
  • Le stade du cancer : métastatique ? récidivant ? non métastatique ? Chaque alternative a des indications précises.
  • Les antécédents médicaux : si vous avez eu un problème de foie, évitez le flutamide et surveillez le bicalutamide. Si vous avez des chutes récentes, l’apalutamide peut être déconseillé.
  • Les coûts et l’accessibilité : en France, Casodex est remboursé à 65 %. Les anti-androgènes de deuxième génération sont plus chers, mais peuvent être pris en charge par l’assurance maladie si les critères sont remplis.
  • Les effets secondaires tolérés : certains préfèrent une fatigue légère avec un meilleur contrôle du cancer. D’autres veulent éviter à tout prix les troubles cognitifs ou la gynécomastie.

Un bon médecin ne vous prescrit pas un traitement « standard ». Il vous aide à choisir en fonction de vos priorités : vivre plus longtemps ? Vivre mieux ? Éviter les hospitalisations ?

Quand faut-il changer de traitement ?

Vous ne devez pas attendre d’être très mal pour envisager un changement. Voici des signaux clairs :

  • Les PSA augmentent de plus de 25 % sur deux mesures consécutives (même si les scanners sont stables).
  • Les effets secondaires deviennent insupportables : fatigue chronique, dépression, douleurs articulaires, ou troubles du foie.
  • Le cancer progresse malgré le traitement : une nouvelle lésion apparaît sur un scanner ou un IRM.

Il existe des tests génétiques (comme les analyses de mutations dans les gènes BRCA ou AR) qui peuvent aider à prédire la réponse aux traitements. Ce n’est pas encore standard dans tous les centres, mais de plus en plus de médecins les proposent.

Les nouvelles pistes en cours d’étude

La recherche avance vite. Des molécules comme le darolutamide (Nubeqa), déjà disponible en Europe, offrent un profil d’effets secondaires encore plus doux. D’autres thérapies combinées - comme l’association d’un anti-androgène avec un inhibiteur de PARP - sont en cours d’essais cliniques pour les patients avec des mutations génétiques spécifiques.

Il y a aussi des essais sur les traitements à base de radiopharmaceutiques, comme le lutétium-177-PSMA, qui ciblent directement les cellules cancéreuses. Ce ne sont pas encore des alternatives à Casodex, mais des options complémentaires pour les cas avancés.

Conclusion : il y a plusieurs voies, pas une seule bonne

Casodex a été une avancée majeure dans le traitement du cancer de la prostate. Mais il n’est pas le seul, ni toujours le meilleur. Les alternatives existent, et elles sont souvent plus efficaces, plus ciblées, ou mieux tolérées. Le vrai enjeu n’est pas de trouver le « meilleur » médicament, mais le « meilleur pour vous ».

Discutez avec votre oncologue des options. Posez des questions sur les risques, les bénéfices, les coûts et votre qualité de vie. Les données sont là. Les traitements évoluent. Et vous avez le droit de choisir celui qui vous convient le mieux.

Casodex et bicalutamide, c’est la même chose ?

Oui, Casodex est le nom commercial du bicalutamide. C’est le même principe actif. Les génériques contenant du bicalutamide sont équivalents en efficacité et en sécurité, et sont souvent moins chers.

Puis-je arrêter Casodex si j’ai trop d’effets secondaires ?

Ne l’arrêtez jamais sans consulter votre médecin. Un arrêt brutal peut provoquer une poussée du cancer. Votre oncologue peut vous proposer un remplacement progressif ou un ajustement de dose. Il existe des alternatives plus tolérées.

Les alternatives comme Xtandi ou Erleada sont-elles plus efficaces ?

Oui, dans certains cas. Les anti-androgènes de deuxième génération comme l’enzalutamide et l’apalutamide sont plus puissants et plus efficaces pour bloquer la progression du cancer, surtout quand il devient résistant. Mais ils ne sont pas toujours nécessaires au début du traitement.

Le bicalutamide peut-il causer des problèmes de foie ?

Oui, bien que rare. Environ 1 à 2 % des patients développent une élévation des enzymes hépatiques. Des analyses de sang régulières sont obligatoires. Si les taux dépassent trois fois la norme, le traitement doit être arrêté. C’est un risque contrôlable, pas une contre-indication absolue.

Est-ce que les génériques de Casodex sont aussi sûrs ?

Oui. Les génériques de bicalutamide doivent prouver leur équivalence thérapeutique avant d’être mis sur le marché. Ils contiennent le même principe actif, à la même dose, et sont soumis aux mêmes normes de qualité. Leur efficacité et leur sécurité sont similaires à celles de Casodex.

Quelle est la durée typique du traitement par bicalutamide ?

Il n’y a pas de durée fixe. Pour les cancers localisés, le traitement peut durer 2 à 3 ans. Pour les cancers avancés, il peut être continu indéfiniment, jusqu’à ce que le cancer devienne résistant ou que les effets secondaires deviennent intenables. Le suivi est personnalisé.

10 Commentaires

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    Gerald Severin Marthe

    novembre 5, 2025 AT 08:24

    Ce que j'aime dans ce post, c'est qu'il montre qu'on n'est pas obligé de se contenter du premier traitement qui tombe sur la table. J'ai vu des mecs se résigner à des effets secondaires horribles alors qu'une simple alternative comme l'apalutamide aurait tout changé pour eux. La qualité de vie, c'est pas un luxe, c'est le cœur du traitement. On guérit pas juste la tumeur, on sauve aussi la personne derrière.

    Et franchement, je trouve dommage que certains médecins n'osent pas en parler. Comme si leur devoir, c'était de prescrire, pas d'écouter. Mais bon, on est dans un système où le temps, c'est de l'argent. Et la vérité, c'est qu'on mérite mieux que ça.

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    Regine Sapid

    novembre 5, 2025 AT 18:10

    Je suis infirmière en oncologie depuis 15 ans. J'ai vu des patients arrêter Casodex parce qu'ils avaient la gynécomastie et qu'ils ne voulaient plus sortir de chez eux. Puis on leur a proposé du darolutamide. Un mois après, ils souriaient à nouveau. Le traitement, c'est pas juste une pilule. C'est une identité. Et quand on la change, on redevient soi-même.

    Les génériques ? Oui, ils marchent. Mais attention à la qualité des excipients. Certains sont plus agressifs pour les estomacs fragiles. Vérifiez toujours le laboratoire. Pas juste le prix.

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    Lucie Depeige

    novembre 7, 2025 AT 08:16
    Casodex c'est du passé. Xtandi c'est le futur. Point final. 😏
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    Vincent Shone

    novembre 7, 2025 AT 13:43

    Je trouve que ce post est vraiment bien structuré, même si je pourrais en faire une version trois fois plus longue avec des références aux essais cliniques de 2008 à 2024. Mais bon, je vais me retenir.

    Le fait qu'on parle de la spironolactone comme alternative est intéressant, parce que ça montre que la médecine n'est pas toujours linéaire. C'est un diurétique, certes, mais son effet anti-androgène est bien documenté dans la littérature, surtout chez les patients âgés avec une insuffisance rénale modérée. Ce qui est rarement mentionné, c'est que son efficacité dépend fortement du taux de potassium. Un patient qui prend du spironolactone sans surveiller son kaliémie, c'est comme conduire une voiture sans freins. Et pourtant, je l'ai vu faire. Plusieurs fois.

    Ensuite, la question du coût. En France, on a tendance à croire que tout est remboursé. Mais entre le ticket modérateur, les frais de laboratoire, les visites de suivi, et le transport pour les consultations, ça peut vite devenir un budget de guerre. Et les anti-androgènes de deuxième génération ? Ils sont prescrits, mais pas toujours accessibles dans les régions rurales. Les patients doivent faire des allers-retours à Lyon ou Paris. C'est pas juste une question médicale, c'est une question de justice sociale.

    Et puis il y a les patients qui ne veulent pas entendre parler de changement. Ils ont eu Casodex pendant deux ans, ils croient que c'est la seule voie, que tout autre choix est un risque. Mais la médecine, c'est pas du dogme, c'est de la négociation. Entre la peur de l'inconnu et la réalité du traitement. Et parfois, la meilleure décision, c'est juste d'attendre. De surveiller. De ne pas tout changer pour rien.

    Je suis étonné que personne n'ait mentionné le rôle du sport. Une étude de l'Institut Gustave-Roussy montre que les patients qui font 150 minutes de marche rapide par semaine ont une meilleure tolérance aux anti-androgènes. Pas de miracle, mais une amélioration mesurable. Pourquoi ce n'est pas systématiquement intégré dans les protocoles ? Parce que ce n'est pas rentable. Le corps humain n'est pas un produit. Mais on le traite comme tel.

    Et puis il y a cette idée que le cancer de la prostate est un cancer « doux ». Non. Il peut être lent, mais il peut aussi être cruel. Et quand il devient résistant, il devient un cauchemar. Alors oui, il faut parler des alternatives. Pas pour faire peur. Mais pour donner du pouvoir. Parce que le vrai traitement, c'est quand le patient se sent acteur, pas spectateur.

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    etienne ah

    novembre 9, 2025 AT 07:40

    Le truc qui me fait rire, c'est que tout le monde parle de Casodex comme s'il était le roi. Mais regardez les données : dans les essais, l'enzalutamide a montré une survie globale supérieure de 18 mois. Et pourtant, les généralistes continuent de le prescrire en première ligne parce qu'il est « moins cher ». Sauf que quand ça foire, c'est encore plus cher de réparer les dégâts.

    Et puis, la gynécomastie. Personne ne parle de la chirurgie esthétique. J'ai connu un mec qui a payé 4000 € pour une mammoplastie parce qu'il ne supportait plus de se regarder dans le miroir. Remboursé ? Non. Mais c'était sa dignité. Et il l'a payée de sa poche. C'est ça, la médecine moderne : on te sauve la vie, mais tu dois te vendre un rein pour garder ton image.

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    azie marie

    novembre 9, 2025 AT 15:00

    Le bicalutamide est un anti-androgène de première génération et il est largement dépassé par les molécules de deuxième génération comme l'enzalutamide qui ont une affinité 5 à 10 fois plus élevée pour les récepteurs androgènes et qui empêchent la translocation nucléaire ce qui rend le blocage plus complet et durable. Le flutamide quant à lui a un métabolisme hépatique plus agressif et une demi-vie plus courte donc nécessite une posologie tri-journalière ce qui réduit l'observance. La spironolactone est un diurétique avec une activité anti-androgène faible et non spécifique donc pas adaptée comme traitement principal. En revanche son utilisation en complément pour la gynécomastie est pertinente mais nécessite une surveillance électrolytique rigoureuse. L'apalutamide est efficace dans le cadre non métastatique mais son risque de chute est sous-estimé chez les patients âgés. Et le darolutamide qui est plus récent a un meilleur profil neurologique et moins de risque de convulsions que l'enzalutamide. Donc si on veut vraiment faire les choses bien il faut choisir en fonction du stade du cancer du patient de ses comorbidités et de ses préférences et non pas en fonction du prix ou de la facilité de prescription. Ce n'est pas un choix de médecin c'est un choix de patient. Et il faut lui donner toutes les données pas juste la version marketing du laboratoire.

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    Joa Hug

    novembre 11, 2025 AT 05:21

    Je suis suisse. En Suisse, on ne prescrit plus Casodex en première ligne depuis 2020. On commence directement avec l'enzalutamide ou le darolutamide si le patient est éligible. Pourquoi ? Parce que les données sont claires. Les anti-androgènes de première génération sont des vestiges du XXe siècle. C'est comme prescrire de la pénicilline pour une infection résistante. Et pourtant, en France, on continue comme si rien ne s'était passé. Je ne comprends pas. Est-ce que c'est la lenteur des autorisations ? Le lobbying des labos ? La peur des coûts ? Ou juste une forme de conformisme médical ?

    Le pire, c'est que les patients ne savent pas. Ils pensent que Casodex est le standard. Et quand ils en parlent à leur médecin, ils se font répondre « c'est ce qu'on a toujours fait ». Et puis ils se taisent. Parce qu'ils ont peur d'être jugés. Parce qu'ils pensent qu'ils ne comprennent pas. Mais ils ont raison. Ils ont toujours raison. Et c'est ça le vrai problème. Pas le médicament. La culture.

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    Lucie LB

    novembre 11, 2025 AT 18:45

    Le post est bien écrit mais très biaisé. On parle de « alternatives » comme si elles étaient toutes équivalentes. Ce n’est pas vrai. Les anti-androgènes de deuxième génération sont supérieurs. Point. Le bicalutamide est un traitement de seconde zone, réservé aux patients trop pauvres ou trop inertes pour demander mieux. Et ce discours sur la « qualité de vie » ? C’est du vent. Le cancer ne se soigne pas avec des bons sentiments. On soigne avec des données, pas avec des émotions. Et si vous ne pouvez pas payer Xtandi, alors vous n’avez pas droit à la meilleure médecine. C’est la réalité. Pas un problème moral. Un fait économique. Arrêtez de moraliser la médecine. Cela ne rend pas les traitements meilleurs. Juste plus chers.

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    Étienne Chouard

    novembre 13, 2025 AT 04:05

    Je suis un patient. J'ai pris Casodex pendant 18 mois. J'ai eu des bouffées de chaleur, une fatigue qui m'empêchait de jouer avec mes enfants, et une gynécomastie qui m'a fait honte. J'ai demandé à mon oncologue si on pouvait changer. Il m'a dit : « Tu t'en sors bien, non ? »

    Je suis allé voir un autre médecin. En 3 semaines, j'ai changé pour l'apalutamide. J'ai perdu 80 % des bouffées. J'ai retrouvé mon énergie. Et la gynécomastie ? Elle a diminué. Pas disparu, mais moins visible.

    Je ne suis pas un expert. Je suis juste un homme qui voulait vivre, pas survivre.

    Et je ne veux plus qu'on me dise que je dois « m'adapter » à un traitement qui me détruit. J'ai le droit de demander mieux. Et vous aussi.

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    Yann Gendrot

    novembre 14, 2025 AT 02:18

    Vous êtes tous trop doux. Casodex, c'est du français. Du vrai. Pas ce machin américain qui coûte 3000€ par mois. On a des génériques à 5€, efficaces, testés, remboursés. Pourquoi on doit tout copier aux États-Unis ? On a une médecine de qualité ici. Pas besoin de se faire avoir par les labos de New York. Et si vous avez des effets secondaires, c'est que vous êtes faibles. Le corps français est plus fort que votre mental. Arrêtez de chercher des alternatives. Prenez votre pilule et taisez-vous. C'est comme ça qu'on a fait pendant 40 ans. Et ça a marché. Pas besoin de révolution. Juste de discipline.

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