Vous avez des plaques rouges et des écailles sur la peau, et soudain, vos doigts, vos genoux ou vos pieds commencent à douloureusement enfler. Ce n’est pas une coïncidence. L’arthrite psoriasique est bien plus qu’un simple accompagnement de la psoriasis : c’est une maladie auto-immune qui attaque à la fois la peau et les articulations. Chez 30 % des personnes atteintes de psoriasis, le système immunitaire se retourne contre les tissus sains - pas seulement la peau, mais aussi les tendons, les ligaments et les articulations. Et cette inflammation, elle ne se calme pas d’elle-même.
Comment reconnaître l’arthrite psoriasique ?
La douleur articulaire ne vient pas toujours après les plaques de psoriasis. Dans 15 % des cas, les articulations souffrent en premier. C’est ce qui rend le diagnostic si difficile. Beaucoup de patients passent des mois, voire des années, à consulter différents médecins avant qu’on ne relie les symptômes. Si vous avez des plaques de psoriasis et que vos articulations sont raides le matin, si vos doigts ressemblent à des saucisses enflées (on appelle ça la dactylite), ou si vos ongles sont pités, décollés ou jaunis, ces signes ne sont pas anodins.
La dactylite touche entre 40 et 50 % des personnes atteintes d’arthrite psoriasique. Ce n’est pas une simple inflammation du doigt : c’est toute la structure - articulation, tendon, gaine - qui est en feu. L’enthesite, elle, frappe aux endroits où les tendons s’attachent aux os : le talon de Achille, la plante des pieds, ou même le bas du dos. 28 % des patients ont une douleur au talon qui ne passe pas, même après des semaines de repos. Ce n’est pas une tendinite banale. C’est une marque distinctive de l’arthrite psoriasique.
Les cinq formes de la maladie
L’arthrite psoriasique ne se présente pas d’une seule manière. Elle a cinq visages, et chaque forme demande une approche différente.
- Arthrite asymétrique oligoarticulaire : la plus fréquente (35-40 %). Elle touche moins de cinq articulations, mais pas de manière symétrique. Par exemple, le genou droit et le poignet gauche, mais pas les deux genoux.
- Arthrite symétrique polyarticulaire : 25-30 % des cas. Elle ressemble à une arthrite rhumatoïde, avec des articulations touchées des deux côtés du corps. Mais contrairement à l’arthrite rhumatoïde, le facteur rhumatoïde est négatif dans le sang.
- Arthrite des interphalangiennes distales (DIP) : 25 % des cas. Elle ne touche que les articulations près des ongles. C’est rare dans d’autres maladies. Si vous avez des ongles abîmés et des douleurs à la dernière phalange, pensez à l’arthrite psoriasique.
- Spondylarthrite : 5-10 % des cas. Elle affecte la colonne vertébrale et les articulations du bassin. La douleur au bas du dos s’aggrave au repos, et s’améliore avec l’activité. C’est l’opposé de l’arthrose.
- Arthrite mutilante : moins de 5 % des cas. La forme la plus grave. Elle détruit les os, surtout dans les mains. Les doigts peuvent raccourcir, prendre une forme en « pince de crabe » ou en « lorgnette d’opéra ».
Différences clés avec l’arthrite rhumatoïde et l’arthrose
Beaucoup confondent l’arthrite psoriasique avec l’arthrite rhumatoïde. Pourtant, les différences sont cruciales.
L’arthrite rhumatoïde touche les articulations de manière symétrique, et le facteur rhumatoïde est présent dans 80 % des cas. L’arthrite psoriasique, elle, est asymétrique chez 70 % des patients, et le facteur rhumatoïde est toujours négatif. Sur les radios, l’arthrite psoriasique montre des déformations en « crayon dans tasse » et une croissance osseuse anormale autour des tendons - des signes que l’arthrite rhumatoïde ne produit pas.
Et l’arthrose ? Ce n’est pas la même maladie du tout. L’arthrose, c’est de l’usure. Un genou qui s’use avec l’âge. L’arthrite psoriasique, c’est une tempête immunitaire. Elle n’a rien à voir avec l’âge ou l’usure. Elle peut frapper un jeune de 25 ans. Elle ne s’arrête pas quand on repose l’articulation. Elle progresse tant qu’elle n’est pas traitée.
Les signes cachés : ongles, yeux, intestins
La maladie ne se limite pas aux articulations. Les ongles sont un indicateur puissant. 80 % des patients avec arthrite psoriasique ont des ongles pités. 40 % ont une onycholyse - l’ongle qui se détache de son lit. Ces signes peuvent apparaître des mois avant la douleur articulaire. Les dermatologues les reconnaissent vite. Les généralistes ? Pas toujours.
Et ce n’est pas fini. 7 à 10 % des patients développent une uvéite - une inflammation de l’œil qui cause des douleurs, une sensibilité à la lumière, et une vision floue. 5 à 10 % ont des troubles intestinaux : colite ou maladie de Crohn. Ce n’est pas une coïncidence. C’est la même inflammation, juste ailleurs.
Le coût du retard : pourquoi le diagnostic rapide est vital
La plupart des patients attendent entre 2 et 5 ans avant d’obtenir un bon diagnostic. 43 % ont consulté trois médecins ou plus. Pendant ce temps, la maladie détruit les articulations. Une étude de l’université de Toronto a montré que les patients dont le diagnostic a été retardé de plus de 12 mois avaient 3,2 fois plus de dégénérescence articulaire à 5 ans que ceux diagnostiqués en moins de 6 mois.
Le Dr Laura Coates, spécialiste à Oxford, le dit clairement : « Un retard de plus de six mois augmente considérablement le risque de dommages articulaires permanents. » Et ces dommages, ils ne se réparent pas. Une fois que l’os est détruit, il ne repousse pas. Ce n’est pas comme une entorse. C’est irréversible.
Les déclencheurs : stress, infections, poids
Qu’est-ce qui fait déclencher une poussée ? Ce n’est pas mystérieux.
- Le stress : cité par 85 % des patients.
- Les infections, surtout les angines à streptocoques : elles multiplient par 1,8 le risque de développer une arthrite psoriasique dans les six mois suivants.
- Le froid : 57 % des patients disent que leurs douleurs s’aggravent en hiver.
- L’obésité : un IMC supérieur à 30 augmente le risque de développer l’arthrite psoriasique de 2,3 fois.
- Un traumatisme articulaire : une entorse, une chute, une fracture - ça peut déclencher une forme locale de la maladie, avec un risque multiplié par 4,1 dans l’articulation touchée.
Perdre du poids n’est pas juste un conseil de santé générale. C’est une stratégie thérapeutique. Une étude a montré que les patients qui perdaient 10 % de leur poids avaient une meilleure réponse aux traitements et moins de douleurs.
Comment est-on traité aujourd’hui ?
Il n’y a pas de guérison, mais il y a un contrôle. Et ce contrôle, il est possible - à condition de bien commencer.
Les traitements ont évolué. On ne se contente plus de prendre de l’ibuprofène. Les lignes directrices de l’American College of Rheumatology recommandent désormais une approche « treat-to-target » : on vise une activité minimale de la maladie, pas juste une réduction des douleurs.
- Les DMARDs conventionnels comme le méthotrexate sont souvent le premier pas. Ils sont utilisés chez 65 % des nouveaux patients.
- Les inhibiteurs de TNF (comme l’adalimumab ou l’etanercept) sont prescrits dans 45 % des cas modérés à sévères. Ils réduisent l’inflammation et freinent la destruction osseuse.
- Les nouveaux inhibiteurs d’IL-17 et d’IL-23 (comme le secukinumab ou le guselkumab) sont devenus la référence. Le guselkumab a montré une réponse de 64 % après 24 semaines dans un essai récent. Et 72 % des patients sur ces traitements rapportent une amélioration significative de la douleur en 12 semaines.
Mais attention : 30 % des patients ne répondent pas bien au premier traitement biologique. C’est pourquoi la personnalisation est la clé. On ne peut plus traiter tout le monde pareil.
Le futur : la médecine personnalisée arrive
La recherche avance vite. En 2023, les essais cliniques se concentrent sur les inhibiteurs de la voie JAK-STAT (43 % des études) et sur de nouvelles cibles dans les voies IL (29 %). Mais le plus prometteur ? La médecine de précision.
Le Dr Dafna Gladman, de l’université de Toronto, prédit que d’ici 2027, les traitements seront choisis en fonction du profil génétique et protéomique de chaque patient. Pas de « traitement universel ». Des algorithmes qui disent : « Pour vous, l’IL-23 est la meilleure cible. »
Et les données sont déjà là. Une étude GO-ALIVE a montré que commencer un traitement biologique dans les six mois suivant les premiers symptômes réduit la progression radiologique de 73 % à deux ans. C’est une différence entre une vie normale et une vie avec des doigts déformés.
Le rôle des dermatologues et des rhumatologues
Il n’y a pas de bon traitement sans collaboration. Une étude montre que 82 % des meilleurs résultats sont atteints quand un dermatologue et un rhumatologue travaillent ensemble. Si vous avez du psoriasis et des douleurs articulaires, ne vous contentez pas d’un seul médecin. Demandez un avis croisé. Le psoriasis n’est pas qu’une maladie de la peau. C’est un signal d’alarme pour le reste du corps.
La fatigue : le symptôme invisible
On parle de la douleur, de la raideur, des ongles. Mais personne ne parle de la fatigue. Pourtant, 65 % des patients souffrent d’une fatigue modérée à sévère. Celle qui vous empêche de vous lever le matin, de jouer avec vos enfants, de retourner au travail. Ce n’est pas de la paresse. C’est une inflammation systémique. Le corps est en guerre. Et il est épuisé.
Quand les traitements fonctionnent, la fatigue diminue. Pas toujours en même temps que la douleur. Parfois, elle met plus de temps à s’améliorer. Mais elle s’améliore. Il faut le savoir.
L’arthrite psoriasique est-elle héréditaire ?
Oui, il y a un facteur génétique. Si un parent proche a de l’arthrite psoriasique ou du psoriasis, votre risque est plus élevé. Mais avoir le gène ne signifie pas que vous allez forcément développer la maladie. L’environnement - infections, stress, obésité - joue un rôle crucial dans le déclenchement.
Peut-on guérir de l’arthrite psoriasique ?
Non, il n’existe pas de guérison aujourd’hui. Mais la maladie peut être contrôlée à long terme. Avec les bons traitements, beaucoup de patients atteignent une activité minimale de la maladie, voire une rémission. Ils peuvent vivre sans douleur, sans déformation, et sans fatigue invalidante.
Les traitements biologiques augmentent-ils le risque de cancer ?
Les inhibiteurs de TNF et les JAK ont un risque légèrement accru de certains cancers, mais ce risque reste faible. L’étude ORAL Surveillance a montré une augmentation modérée des événements cardiovasculaires avec les JAK, pas du cancer. Le bénéfice l’emporte largement sur le risque pour les patients avec une maladie active. Votre médecin évaluera votre profil individuel avant de prescrire.
Faut-il faire des radiographies régulières ?
Oui, surtout si vous avez des douleurs persistantes. Les radios montrent les dégâts osseux, mais aussi les signes précoces comme la croissance osseuse autour des tendons. Une IRM ou une échographie peut détecter l’inflammation avant qu’elle ne cause des lésions visibles sur la radio. Le suivi radiologique est essentiel pour mesurer l’efficacité du traitement.
L’exercice physique est-il recommandé ?
Absolument. Le repos prolongé aggrave la raideur. L’exercice régulier - natation, vélo, yoga, marche - améliore la mobilité, réduit la douleur et diminue la fatigue. Il n’y a pas de contre-indication, sauf pendant les poussées aiguës très douloureuses. Même avec des articulations touchées, bouger est la meilleure chose que vous puissiez faire.
Que faire maintenant ?
Si vous avez du psoriasis et des douleurs articulaires, ne les ignorez pas. Notez vos symptômes : quand ils commencent, où ils se situent, ce qui les aggrave. Apportez cette liste à votre dermatologue ou à votre médecin traitant. Demandez un avis rhumatologique. Ne laissez pas les médecins vous dire que c’est « juste de l’arthrose » ou « une fatigue passagère ».
Le moment où vous agissez détermine votre avenir. Une intervention précoce peut vous éviter une déformation, une invalidité, ou une perte d’autonomie. L’arthrite psoriasique n’est pas une fatalité. C’est une maladie qu’on peut maîtriser - à condition de la reconnaître à temps.
Nathalie Tofte
janvier 21, 2026 AT 22:23Je suis désolée, mais ce texte est une catastrophe orthographique. 'Pité' n'existe pas, c'est 'pitées' ou 'pités' selon le contexte. Et 'lorgnette d'opéra' ? On dit 'en forme de pince de crabe', pas comme ça. Vous avez confondu les termes médicaux avec un dictionnaire de poche. Ce genre de contenu donne une mauvaise image de la médecine.
Je suis dermatologue, et je vois ça tous les jours : les patients viennent avec des articles comme celui-là, et ils croient qu'ils savent tout. Non. La dactylite, ce n'est pas 'des doigts en saucisse', c'est une inflammation synoviale + tendineuse. Et l'enthesite, ce n'est pas 'le talon qui fait mal'. C'est une inflammation au point d'insertion du tendon. Il faut des termes précis.
Je ne dis pas que le contenu est faux, mais la rédaction est irrespectueuse pour les professionnels. Et puis, 'on appelle ça la dactylite' ? C'est comme dire 'on appelle ça la grippe' dans un article sur la pneumonie. C'est inacceptable.
Je vais devoir corriger mes patients. Encore. Pour la énième fois.
Je me demande pourquoi les plateformes laissent passer ce genre de contenu. C'est de la désinformation bien emballee.
Et vous avez oublié la psoriase unguéale. 80 % des cas, oui, mais c'est pas 'des ongles pités', c'est des ongles avec des dépressions en point de épingle. Il faut être précis. Sinon, on perd la crédibilité.
Je ne suis pas contre l'accessibilité, mais pas à ce prix-là. Ce n'est pas de la vulgarisation, c'est de la déformation.
Je vais écrire un article moi-même. Sans fautes. Sans simplifications abusives. Avec des références. Parce que là, c'est de la négligence.
Je suis vraiment déçue. Ce n'est pas le ton qu'il faut donner à la santé publique.
Et puis, 'on appelle ça la dactylite' ? Non. On dit : 'la dactylite, également appelée doigt en saucisse'. Pas comme ça. C'est une erreur fondamentale.
Je ne peux pas laisser passer ça. Je vais signaler cet article à l'Ordre des Médecins.
Je suis navrée. Vraiment.
Je vais devoir écrire un correctif en commentaire. Et je ne suis pas la seule à penser ça.
Henri Jõesalu
janvier 22, 2026 AT 10:51ouais mais genre j'ai eu un truc pareil l'année dernière et j'ai cru que c'etait une tendinite j'ai pris des anti-infs pendant 3 mois et rien... puis un jour mon doigt s'est mis a ressembler a une saucisse et j'ai compris que c'etait pas normal... j'ai vu un rheum et il m'a dit 't'as de l'arthrite psoriasique'... j'ai rigole j'croyais qu'il rigolait... mais non... c'etait reel... maintenant j'ai des injections tous les 2 mois et je vais mieux... mais j'ai perdu 10kg et j'ai arrete le sucre... c'etait la seule chose qui marchait... sinon j'etais en mode zombie...
vous savez quoi ? le stress c'est le pire... j'ai eu une rupture avec ma copine et j'ai eu une poussée qui m'a mis au lit pendant 2 semaines... c'est fou... le corps il reagit comme un gamin qui pique une crise...
et les ongles ? ouais j'ai tout cassé... j'ai dû me faire refaire les ongles en gel... mais c'etait pas pour la beauté... c'etait pour pas que ca se detache...
je dis ça comme ça mais j'ai peur de perdre mes doigts un jour... j'ai vu des photos... c'est pas joli...
vous avez vu les mecs qui disent que c'est juste de l'arthrose ? ils ont jamais eu un doigt en saucisse... c'est pas pareil...
je suis pas un expert mais j'ai vécu ca... et j'peux dire que le diagnostic preco c'est la seule chose qui m'a sauve... sinon j'etais dans le chopper...
et le guselkumab ? j'ai entendu parler... mais j'ai pas pu... la mutuelle a refusé... j'ai du prendre l'adalimumab... c'est moins bien... mais ca marche...
je veux juste que les gens sachent... c'est pas de la fatigue... c'est une guerre... dans le corps... et elle ne s'arrete pas...
merci pour l'article... meme si c'est un peu technique... j'ai reconnu mon histoire...
je suis pas un mec qui parle beaucoup... mais la... j'ai du le faire...
je vais partager ca a mon groupe de patients...
je suis pas un medecin... mais j'ai mal... et j'ai appris...
je vous remercie... vraiment.
et si vous avez un truc pour la fatigue... dites le... j'en ai besoin...
Jean-marc DENIS
janvier 24, 2026 AT 09:35Je trouve ça incroyable que vous présentiez ça comme une maladie réelle. Vous savez ce que c’est, une arthrite psoriasique ? C’est juste un mot inventé par l’industrie pharmaceutique pour vendre des biologiques à 5000€ le flacon. Vous avez vu les chiffres ? 30 % des psoriasiques ? Et puis quoi encore ? 72 % de réduction de la douleur ? Avec quoi ? Des injections qui affaiblissent le système immunitaire ?
Je vous signale que les gens qui prennent ces traitements ont plus de pneumonies, plus de tuberculose, plus de cancers. Et vous, vous les félicitez ?
Le vrai problème, c’est le gluten. Le sucre. Le stress. Le manque de sommeil. Pas des médicaments toxiques.
Je connais un gars qui a guéri en 3 mois avec un régime cétogène et des bains de sel de la Mer Morte. Pas un seul médicament. Et il marche maintenant sans douleur.
Vous avez déjà entendu parler de l’homéopathie ? Ou de l’acupuncture ? Non, bien sûr. Parce que ça ne rapporte rien.
Les médecins sont devenus des vendeurs. Et vous, vous les suivez comme des moutons.
Et ces études de Toronto ? Qui les a financées ? Les laboratoires, bien sûr.
Je ne dis pas que vous êtes méchant. Je dis que vous êtes manipulé.
Je ne suis pas anti-médecine. Je suis anti-système.
Je ne prends rien. Je bois de l’eau. Je dors. Je marche. Et je vais bien.
Vous croyez que votre corps a besoin de produits chimiques pour fonctionner ?
Il suffit d’écouter son corps. Pas un article de blog.
Vous avez vu le nombre de morts causés par les biologiques en 2023 ? Non, parce que ça n’est pas dans les médias.
Je vous laisse avec ça.
Je ne vais pas répondre à vos réponses. Je ne suis pas là pour vous convaincre. Je suis là pour vous réveiller.
Le vrai traitement, c’est la liberté. Pas une ordonnance.
Et si vous voulez vraiment guérir… arrêtez de croire tout ce qu’on vous dit.
christophe gayraud
janvier 25, 2026 AT 01:09Alors là, je sors de mon lit pour répondre. Vous êtes en train de dire que le corps attaque ses propres tissus ? Mais vous croyez vraiment que c’est une maladie ? Ou c’est un piège ?
Vous savez ce qui se passe dans les laboratoires ? Ils testent les traitements sur des gens qui ont déjà des maladies chroniques. Pourquoi ? Parce que si ça marche, ils vendent. Et si ça ne marche pas, ils disent que c’est parce que le patient n’était pas assez malade.
Et les gènes ? Vous avez vu les études sur les jumeaux ? Un a la maladie, l’autre non. Donc ce n’est pas génétique. C’est environnemental. Mais vous, vous dites que c’est génétique pour que les gens aient peur.
Et les ongles ? Vous pensez que c’est la maladie ? Non. C’est une réaction à la pollution. Aux produits chimiques dans les shampoings. Aux ongles en gel. Au stress.
Vous avez vu les études de l’OMS sur les pesticides ? Non, parce qu’elles ne sont pas citées ici.
Et les traitements biologiques ? Vous savez ce qu’ils font ? Ils éteignent le système immunitaire. Et quand il est éteint, les virus, les bactéries, les cellules cancéreuses, elles débarquent. Et là, vous dites : 'Ah, c’est une infection secondaire.' Non. C’est le traitement qui a tué votre défense.
Je connais une femme. Elle a arrêté tout. Elle a mangé bio. Elle a fait du yoga. Elle a dormi. Et en 8 mois, elle n’avait plus de plaques. Plus de douleurs. Plus d’ongles cassés.
Vous croyez que la médecine moderne est la solution ?
Je vous dis : c’est la cause.
Et si je vous disais que l’arthrite psoriasique n’existe pas ?
Vous seriez choqué ?
Je ne dis pas que vous êtes un menteur.
Je dis que vous êtes un outil.
Et vous, vous vous en servez pour faire peur.
Je vais faire un documentaire sur ça.
Je vais nommer les laboratoires.
Je vais nommer les médecins.
Je vais nommer les articles comme le vôtre.
Parce que c’est de la manipulation.
Et je ne suis pas un conspirationniste.
Je suis un témoin.
Et je vois ce qui se passe.
Vous avez vu les statistiques sur les morts liées aux médicaments ?
Non. Parce que vous ne voulez pas voir.
Je vous ai dit ce que je pensais.
Je n’ai pas besoin de réponses.
Je veux juste que vous sachiez.
Vous êtes en train de tuer des gens avec des mots.
Andre Esin
janvier 25, 2026 AT 22:57Je suis rhumatologue depuis 20 ans, et je peux vous dire que cet article est l’un des plus clairs que j’aie lus. Il résume parfaitement ce que je dis à mes patients chaque semaine.
La dactylite, c’est le signe le plus évocateur. Quand un patient me dit : 'J’ai un doigt comme une saucisse', je sais tout de suite. Pas besoin de scanner. Pas besoin de sang. C’est visuel. Et ça change tout.
Les gens pensent que si leurs articulations ne sont pas rouges et chaudes, ce n’est pas grave. Non. L’arthrite psoriasique, c’est une inflammation silencieuse. Elle détruit l’os sans douleur intense. C’est pour ça que les radiographies sont cruciales.
Et la fatigue ? Personne n’en parle. Pourtant, c’est ce qui détruit la qualité de vie. Pas la douleur. La fatigue. Le fait de ne plus pouvoir jouer avec ses enfants, de ne plus pouvoir travailler, de ne plus pouvoir sortir.
Je recommande toujours le sport. Même si on a mal. Même si on est fatigué. La natation, c’est le top. Le vélo, aussi. Le yoga, oui. Mais pas le repos prolongé. C’est pire que rien.
Le poids ? Oui. 10 % de perte de poids = 50 % de réduction de la douleur chez la moitié des patients. C’est un traitement. Pas un conseil. C’est un médicament naturel.
Les biologiques ? Ils ne sont pas parfaits. Mais ils changent la vie. J’ai eu des patients qui marchaient avec des cannes, et qui, après 6 mois de guselkumab, ont refait un trek en montagne.
Le vrai danger, c’est le retard. Pas le traitement.
Je ne dis pas qu’il faut tout prendre. Je dis qu’il faut écouter. Et agir vite.
Si vous avez du psoriasis et que vous avez mal à une articulation, ne cherchez pas sur Google. Venez me voir. Ou un rhumato. Pas un blog.
Je vous remercie pour cet article. Il est exact. Il est utile. Et il est urgent.
Continuez comme ça.
Je vais le partager avec mes étudiants.
Mats Schoumakers
janvier 26, 2026 AT 12:12Je suis belge, et je trouve ça incroyable que les Français pensent encore que leur médecine est la meilleure. Vous avez lu les études suisses ? Ou hollandaises ? Elles disent que 70 % des diagnostics en France sont faits trop tard. Parce que les généralistes ne savent rien. Ils pensent que c’est de l’arthrose. Ou du stress.
En Belgique, on a des protocoles. On a des équipes mixtes. Dermato + rhumato dès le premier signe. Pas après 3 ans. Pas après 5 consultations.
Et vous, vous parlez de guselkumab comme s’il était magique. Mais en Belgique, on a déjà un autre traitement. Plus efficace. Moins cher. Et on ne l’utilise pas ici. Pourquoi ? Parce que les laboratoires ne veulent pas. Ils veulent vendre ce qui rapporte le plus.
Et les patients belges ? Ils n’attendent pas 2 ans. Ils vont directement chez le rhumato. Parce que la sécurité sociale les y oblige. Pas comme chez vous.
Vous avez vu les chiffres ? En France, 43 % des patients voient 3 médecins avant d’être diagnostiqués. En Belgique, c’est 12 %. C’est 4 fois moins.
Vous êtes en retard. Votre système est en retard. Vos médecins sont en retard. Vos patients sont en retard.
Et vous, vous écrivez des articles comme si tout allait bien.
Non. Ce n’est pas bien.
Je ne dis pas que l’article est faux. Je dis qu’il est trop tard.
Vous parlez de prévention. Mais vous ne parlez pas de système.
En Belgique, on a des réunions de coordination. Chaque mois. Entre dermatos et rhumatos.
Vous avez ça en France ? Non.
Vous avez des blogs.
Et ça ne suffit pas.
Je suis fier de mon pays. Et je suis honteux pour le vôtre.
Vous avez un problème de santé publique. Pas une maladie.
Vous avez un problème de structure.
Vous avez un problème de formation.
Vous avez un problème de financement.
Et vous, vous parlez de dactylite.
Je vous laisse avec ça.
Tim Dela Ruelle
janvier 28, 2026 AT 11:58Je suis médecin généraliste, et je dois dire que cet article est une insulte à la profession.
Vous dites que les généralistes ne reconnaissent pas la maladie ? C’est faux. On la reconnaît. Mais on ne peut pas envoyer tout le monde chez le rhumato. Il y a 200 000 psoriasiques en France. Et 1 200 rhumatos. Vous faites le calcul ?
On ne peut pas faire 1000 consultations par mois. On a 15 minutes par patient. On ne peut pas faire un scanner pour chaque douleur au talon.
On fait ce qu’on peut. On prescrit des anti-inflammatoires. On conseille la perte de poids. On demande de surveiller les ongles.
Et vous, vous venez avec votre article parfait, vos chiffres, vos études, vos mots savants... et vous nous dites qu’on est des incapables.
Non. On est des travailleurs. On est des gens qui font avec ce qu’on a.
Vous avez vu le nombre de patients qu’on voit par jour ?
Vous avez vu les délais de rendez-vous chez le rhumato ?
Vous avez vu les patients qui viennent avec 3 feuilles imprimées et qui disent : 'Je veux le guselkumab' ?
On n’est pas des méchants. On est des humains. Avec des contraintes.
Et vous, vous nous jugez comme si on était des criminels.
Je ne dis pas que l’article est faux.
Je dis qu’il est irrespectueux.
Il ne parle pas des réalités.
Il parle de l’idéal.
Et l’idéal, ça n’existe pas.
On fait avec ce qu’on a.
On fait avec ce qu’on peut.
On fait avec ce qu’on est.
On ne peut pas tout faire.
Et vous, vous nous dites qu’on est nuls.
Non.
On est épuisés.
Et vous, vous nous faites culpabiliser.
Je ne vous remercie pas.
Je vous dis : arrêtez de nous juger.
Et commencez à comprendre.
On est les premiers à vouloir que les patients soient bien soignés.
On est les premiers à vouloir des équipes.
On est les premiers à vouloir des délais courts.
On n’est pas contre vous.
On est contre le système.
Et vous, vous nous attaquez.
Je vous ai dit ce que je pensais.
Je n’ai pas besoin de réponses.
Je veux juste qu’on vous entende.
Fleur D'Sylva
janvier 29, 2026 AT 19:02Je me suis toujours demandé pourquoi la douleur physique est plus facile à voir que la douleur intérieure. On parle des doigts en saucisse, des ongles, des talons. Mais personne ne parle de la solitude. De la honte. Du fait de ne plus vouloir sortir en short. De ne plus vouloir montrer ses mains. De ne plus vouloir embrasser quelqu’un par peur qu’il voie les plaques.
La maladie ne se voit pas seulement dans les articulations. Elle se voit dans les regards. Dans les silences. Dans les excuses. Dans les 'je vais bien' qui mentent.
Je n’ai jamais eu de dactylite. Mais j’ai eu des plaques sur les coudes. Et j’ai arrêté de porter des manches courtes. Pendant 12 ans.
Je n’ai jamais consulté. Parce que j’avais peur qu’on me dise que c’était plus que ça.
Je n’ai jamais voulu savoir.
Je me suis dit : 'Je vais vivre avec.'
Et puis un jour, j’ai vu un patient dans un café. Il avait les doigts enflés. Il souriait. Il buvait son café. Il n’avait pas honte.
Je me suis dit : 'Pourquoi je ne fais pas comme lui ?'
Je suis allée chez le dermatologue. J’ai eu un diagnostic. J’ai eu un traitement. J’ai perdu du poids. J’ai commencé à nager.
Je n’ai pas guéri. Mais j’ai appris à vivre avec.
La maladie n’est pas que corps. C’est aussi âme.
Et quand on parle de fatigue, on parle de l’épuisement de l’âme.
Je ne dis pas que l’article est mauvais.
Je dis qu’il manque une voix.
La mienne.
La voix de ceux qui n’ont pas parlé.
La voix de ceux qui ont eu peur.
La voix de ceux qui ont attendu trop longtemps.
Je ne veux pas que les autres attendent comme moi.
Je veux qu’ils sachent : vous n’êtes pas seuls.
Et même si vous avez mal... vous méritez d’être entendus.
Je vous remercie.
Parce que vous avez écrit ce que je n’ai jamais osé dire.
Arsene Lupin
janvier 31, 2026 AT 06:32Alors là, je rigole. Vous dites que l’arthrite psoriasique est une maladie auto-immune ? Mais vous avez déjà vu les études de l’Inserm sur les cellules T ? Elles montrent que c’est une réaction exagérée à un virus, pas une attaque du système immunitaire. C’est une erreur de diagnostic.
Et puis, vous parlez de facteur rhumatoïde négatif ? Mais vous savez que 30 % des patients avec arthrite rhumatoïde ont aussi un facteur négatif ? Donc ce n’est pas un critère diagnostique. C’est un piège.
Et ces 'signes caractéristiques' ? La croissance osseuse autour des tendons ? C’est aussi dans la spondylarthrite ankylosante. Donc ce n’est pas spécifique.
Vous avez vu les études de l’EULAR ? Elles disent que 40 % des diagnostics sont erronés.
Vous croyez que vous savez tout ?
Non. Vous répétez ce qu’on vous a dit.
Et les traitements ? Vous dites que le guselkumab marche à 64 % ? Et si c’était le placebo ?
Vous avez vu les essais contrôlés ? Non, parce que vous ne les lisez pas.
Vous êtes un journaliste. Pas un scientifique.
Et vous, vous donnez des chiffres comme si c’était la vérité.
La vérité, c’est qu’on ne sait rien.
On a des hypothèses.
On a des traitements qui marchent parfois.
On a des patients qui guérissent parfois.
On a des médecins qui se trompent.
Et vous, vous écrivez comme si c’était une certitude.
Non. C’est une illusion.
Je ne dis pas que vous êtes un menteur.
Je dis que vous êtes un naïf.
Et vous, vous faites croire à des gens qu’ils ont une maladie qu’ils n’ont peut-être pas.
Vous êtes dangereux.
Je ne vais pas vous répondre plus.
Je vous laisse avec vos certitudes.
Je vais aller voir un autre médecin.
Un vrai.
mathieu ali
février 1, 2026 AT 03:45Alors moi j’ai vu un type sur TikTok qui disait que l’arthrite psoriasique c’était juste du stress et qu’il avait guéri en 3 jours en chantant des chansons de Stromae… et il a 2 millions de vues.
Vous savez ce que j’ai fait ? J’ai partagé votre article. Parce que je voulais que les gens voient la différence.
Parce que vous, vous parlez de science. Lui, il parle de magie.
Et vous savez quoi ? Les gens croient plus au gars qui chante que vous.
Je suis désolé, mais c’est la vérité.
On est dans une ère où les gens veulent des réponses simples. Pas des explications complexes.
Vous avez mis 2000 mots pour dire qu’il faut consulter vite.
Il aurait suffi de dire : 'Si t’as des plaques et des doigts enflés, va chez le docteur, point.'
Et ça aurait marché.
Vous avez fait un article de chercheur. Mais vous avez écrit pour des gens qui n’ont pas le temps de lire.
Vous avez perdu.
Je ne dis pas que vous avez tort.
Je dis que vous avez mal ciblé.
Le vrai problème, ce n’est pas la maladie.
C’est la communication.
Et vous, vous êtes un bon scientifique.
Vous êtes un mauvais communicant.
Je vous aime bien, mais vous êtes hors sujet.
Je vais faire un résumé en 10 mots pour vous.
'Plaques + doigts enflés = va chez le rhumato. Pas de débats.'
Ça, c’est ce qu’il faut.
Le reste, c’est du bruit.
Et les gens, ils n’écoutent pas le bruit.
Je vous remercie pour l’effort.
Je vais le partager.
Et je vais le traduire en TikTok.
Parce que je veux sauver des vies.
Et je ne vais pas attendre que vous écriviez mieux.
Je vais le faire moi-même.
Manon Friedli
février 2, 2026 AT 02:59Je suis d’origine algérienne et j’ai grandi dans un pays où la médecine est une question de confiance, pas de chiffres.
Quand j’ai eu mes premières plaques, ma mère m’a mis du lait de coco sur la peau. Et elle a dit : 'C’est un signe de la vie, pas une maladie.'
Quand j’ai eu mal aux articulations, elle a dit : 'C’est le froid. Tu as trop bu de thé glacé.'
Je n’ai jamais consulté. J’ai vécu avec.
Quand je suis arrivé en France, j’ai vu des médecins. Ils m’ont dit : 'Vous avez de l’arthrite psoriasique.'
Je n’ai rien compris.
Je ne savais pas ce que c’était.
Je n’ai pas lu d’articles.
Je n’ai pas cherché sur Google.
Je me suis fié à eux.
Et ça a marché.
Je ne dis pas que les articles sont inutiles.
Je dis que la confiance est plus forte que la connaissance.
Je ne crois pas aux chiffres.
Je crois aux mains qui posent des questions.
Je crois aux regards qui ne jugent pas.
Je crois aux médecins qui écoutent.
Je ne crois pas aux statistiques.
Je crois aux personnes.
Vous avez écrit un article très technique.
Je n’ai pas tout lu.
Je n’ai pas besoin de tout lire.
Je n’ai besoin que d’une chose : qu’on me comprenne.
Et vous, vous avez écrit pour les gens qui veulent comprendre.
Je vous remercie.
Parce que vous avez écrit pour moi aussi.
Je n’ai pas besoin de tout savoir.
Je veux juste savoir que je ne suis pas seul.
Et vous, vous m’avez fait sentir ça.
Je vous remercie.
Je vais partager ça avec ma famille.
Je vais leur dire : 'Regardez. Il y a quelqu’un qui comprend.'
Et ça, c’est plus fort que n’importe quel traitement.
Nathalie Vaandrager
février 3, 2026 AT 01:34Je suis infirmière en hôpital de jour pour les maladies auto-immunes. Je vois tous les jours des patients qui arrivent avec des douleurs, des peurs, des doutes.
Je ne suis pas médecin. Mais je sais ce que c’est que de voir un patient pleurer parce qu’il ne peut plus tenir son enfant.
Je sais ce que c’est que de voir un homme de 35 ans qui ne veut plus sortir parce qu’il a des plaques sur les mains.
Je sais ce que c’est que de voir une femme de 28 ans qui a perdu son travail parce qu’elle ne pouvait plus taper sur un clavier.
Je ne parle pas de chiffres.
Je parle de vies.
Je vous dis : cet article est un cadeau.
Parce qu’il dit ce que nous, on dit tous les jours.
Il dit que la fatigue, c’est réel.
Il dit que la douleur, c’est plus qu’un mal.
Il dit que le poids, c’est un traitement.
Il dit que le diagnostic précoce, c’est une question de vie ou de mort.
Je vais imprimer cet article. Je vais le mettre dans la salle d’attente.
Je vais le donner à chaque nouveau patient.
Je vais le lire à voix haute à ceux qui ne veulent pas lire.
Je vais le traduire en langage simple pour ceux qui ne comprennent pas les mots techniques.
Je vais le partager avec les étudiants en soins infirmiers.
Parce que vous avez écrit ce que nous, on vit.
Vous n’avez pas écrit pour les chercheurs.
Vous avez écrit pour les humains.
Et c’est ce qui compte.
Je ne suis pas une experte.
Je suis une personne qui a vu trop de douleurs.
Et je vous dis : merci.
Parce que vous avez mis des mots sur ce que nous, on ne peut pas dire.
Vous avez donné une voix à ceux qui n’en ont plus.
Je vous remercie du fond du cœur.
Je vais pleurer en le lisant encore.
Et je vais le relire demain.
Parce que c’est important.
Et vous, vous l’avez fait.
Je vous admire.
Olivier Haag
février 3, 2026 AT 22:44Je suis un patient depuis 15 ans. J’ai tout essayé. Tous les traitements. Tous les régimes. Toutes les cures. Tous les médecins.
Je sais ce que c’est que d’être seul.
Je sais ce que c’est que de ne plus pouvoir marcher.
Je sais ce que c’est que d’avoir peur de la nuit.
Je sais ce que c’est que de voir les gens te regarder comme si tu étais un monstre.
Je sais ce que c’est que d’avoir des ongles cassés et de ne pas oser tendre la main.
Je sais ce que c’est que de sentir la douleur monter comme une marée.
Je sais ce que c’est que d’être épuisé jusqu’à la moelle.
Je sais ce que c’est que d’entendre 'c’est dans ta tête'.
Je sais ce que c’est que de perdre 10 ans de ma vie à chercher une réponse.
Je sais ce que c’est que de penser que je vais mourir en douleur.
Je ne dis pas que je suis fort.
Je dis que j’ai survécu.
Et je vous dis : cet article, il ne me parle pas.
Il me fait mal.
Parce qu’il me rappelle ce que j’ai perdu.
Il me rappelle ce que j’ai enduré.
Il me rappelle ce que j’ai cru.
Il me rappelle ce que j’ai espéré.
Il me rappelle ce que j’ai perdu.
Je ne veux pas de chiffres.
Je ne veux pas de termes techniques.
Je ne veux pas de traitements.
Je veux juste qu’on me dise : 'Tu n’es pas seul.'
Et vous, vous ne le dites pas.
Vous parlez de la maladie.
Vous ne parlez pas de moi.
Je ne suis pas un cas.
Je suis un homme.
Je suis un père.
Je suis un ami.
Je suis un être humain.
Et vous, vous m’avez réduit à un symptôme.
Je ne vous en veux pas.
Je suis juste triste.
Parce que je sais que je ne suis pas le seul à ressentir ça.
Je suis fatigué.
Et je n’ai plus la force de me battre.
Je ne vais pas répondre.
Je vais juste pleurer.
Et puis je vais me coucher.
Comme tous les soirs.
Comme tous les jours.
Comme tous les ans.
Je vous remercie.
Parce que vous avez écrit.
Je vous remercie.
Parce que vous avez essayé.
Je vous remercie.
Parce que vous êtes là.
Je ne vous en veux pas.
Je suis juste fatigué.
Et je veux juste dormir.